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Welcome to Nicolas' blog.

For several years, I have been travelling abroad for work, for long periods of time. This website is meant to share my impressions about my personal experiences abroad with my family and friends. After telling about my time in Laos, Haiti, Pakistan, Sri Lanka and Myanmar, Japan with side trips in other countries, the current stop is Ivory Coast.
Depuis quelques années, je voyage à l'étranger pour le travail, de manière prolongée. Ce site est déstiné à partager mes impressions sur mes expériences personnelles à l'étranger avec ma famille et mes amis. Après avoir raconté mes passages au Laos, en Haïti, au Pakistan, au Sri Lanka, au Myanmar et Japon, ainsi que des à-côtés dans d'autres pays, l'étape actuelle est la Côte d'Ivoire.


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Dimanche 17 février 2008
Shinto monk Au Myanmar, il arrivait que le blog ne soit pas mis à jour pendant un moment parce que rien ne valait la peine d’être raconté. Ce n’est pas le cas cette foi, et il manquera sûrement quelques choses ! Après 6 mois en vacances, il serait temps de se remettre à un rythme normal... En fait rien de trop dur, pour l’instant l’emploi du temps est de 17h30 à 22h40, 4 jours par semaine, et le samedi de 10h à 20h30. Un emploi du temps plutôt léger, en effet, et en réalité un peu trop léger pour l’instant, puisque si une leçon n’est pas réservée par un étudiant, l’instructeur n’est pas payé. Je vais donc essayer d’augmenter ma présence en commençant à 13h certains jours, pour voir.
Bien que ça ne soit pas assez occupé pour l’instant, ce qui signifie qu’il est difficile d’avoir de la visibilité sur combien d’argent sera gagné pour le mois, le boulot est sympa pour l’instant. Les leçons consistent en des cours individuels de 40 minutes, avec 5 minutes entre chaque leçon. Les professeurs soumettent leur emploi du temps à leur convenance pour le mois suivant, puis les élèves réservent le prof qu’ils veulent ou l’horaire qu’ils préfèrent. Très souvent, les élèves ne réservent pas longtemps à l’avance, parfois ils viennent simplement pour voir si un instructeur est disponible pour la leçon suivante. Donc la préparation est extrêmement succincte, d’autant plus que chaque élève à son propre niveau, son rythme de travail, et suit les leçons d’un des 30 livres utilisés dans l’école ! Difficile de connaître toutes les leçons ! En outre, la devise de l’école est la "personnalisation" et comme c’est plus orienté business que éducation, les étudiants peuvent exiger ce qu’ils veulent faire pour la leçon : de l’aide pour un rapport à préparer, un email professionnel à corriger avant l’envoi, une simple conversation, il n’y a qu’à demander ! 40 minutes passent très vite !
La difficulté pour l’instant, à part le costume noir de rigueur, est de faire en sorte que les étudiants réservent le professeur une nouvelle fois. On est tous en compétition, espérant avoir suffisamment de cours, donc il faut faire de bonnes leçons tout en étant populaire ! Voilà le fossé entre l’éducation et les affaires. C’est pourquoi, dans la terminologie officielle, nous ne sommes pas des professeurs mais des instructeurs, et eux ne sont pas des étudiants mais des clients !
Le centre où l’on m’a assigné est dans un quartier de bureaux, donc la plupart des étudiants sont des employés de bureau, des ingénieurs informaticiens, ou quelques scientifiques d’un centre de recherche sur le cancer, juste à côté. Presque tous les étudiants ont déjà au moins une base d’anglais, et les niveaux peuvent être déjà très élevés en anglais des affaires. Dans d’autres centres de cette école, suivant l’endroit, il peut y avoir plus d’étudiants d’université ou de femmes au foyer. Mais comme c’est l’école de langue la plus chère parmi la multitude à Tokyo, les clients sont en général des gens sérieux qui souhaitent apprendre avec une bonne raison.

Mount Fuji at dawn on Jan 1 2008 from Sunshine City Travailler les soirs a évidemment sérieusement ralenti mes activités sociales et touristiques ! Mais quelques bons moments méritent d’être racontés ici. Commençons chronologiquement : Nouvel An. La tradition ici est de visiter des temples Shinto pour faire un voeu pour l’année à venir. Ca doit être fait entre le 1er et le 3 Janvier, au temple de quartier ou dans l’un des temples principaux. Des centaines de milliers de personnes convergent vers le plus important, Meiji-Jingu, près de Harajuku, le soir du Nouvel An, pour être parmi les premiers à faire leurs vœux à minuit. De l’autre côté, des tas de fêtards s’entassent des les boîtes de nuit de la ville, comme partout ailleurs dans le monde, avec des tarifs spécialement à la hausse pour l’occasion. Mais pour l’une des plus grosses capitale du monde, il est décevant qu’il n’y ait aucun évènement prévu en extérieur, pas de décompte, pas de feux d’artifices, pas de fête, comme sur les Champs-Elysées à Paris, Time Square à New York, la place Rouge à Moscou...
Avec quelques amis, on s’est baladé dans les rues, d’abord pour jeter un coup d’œil sur la foule au Meiji-Jingu, puis pour nous joindre à d’autres fêtards à Hachiko Crossing, la fameuse place de Shibuya, prise en photo dans mes messages précédents. Cet endroit serait parfait pour un évènement, il y a avait quelques milliers de personnes, mais, grosse surprise : c’est la toute première fois que je voyais les énormes écrans de télévision éteints ! On s’est bien amusé quand même. Et j’ai terminé la nuit en haut d’un gratte-ciel, à regarder le premier lever de soleil de l’année illuminant le Mont Fuji, superbe

Ce n’est que le 2 janvier que je suis finalement allé faire mes vœux au temple ! A Meiji-Jingu, bien sur, puisque j’étais plus intéressé par la foule que par le voeu ! C’était bondé, comme attendu, mais avec cette organisation japonaise qui fait que tout se passe en douceur. Il se dit que
Tsukiji market 3 millions de personnes visitent ce temple entre le 1er et le 3 janvier.



Tsukiji Le deuxième évènement intéressant est la visite du marché aux poissons Tsukiji.  Il commence à ralentir vers 7h, donc il n’est intéressant à visiter que très tôt le matin. Comme il me serait absolument impossible de me lever pour y aller, c’est après une nuit en boite qu’on s’est dirigé vers le marché, par le premier train. En essayant de ne pas s’endormir dans le métro, parce que je n’ai pas encore cette capacité incroyable des Japonais à dormir à poings fermés et à se réveiller exactement et systématiquement juste avant leur station !
Tsukiji Le marché est vraiment impressionnant et c’est un endroit à ne pas manquer à Tokyo ! Tsukiji est le plus gros marché aux poissons du monde, les guides de voyages affirment qu’un poisson y est vendu toutes les 4 secondes. Les clients ne sont pas des particuliers, mais principalement les restaurants, supermarchés et probablement les industries agro-alimentaires. Donc c’est comme se promener dans une grosse usine, au milieu des travailleurs affairés et pressés, avec des chariots qui se faufilent à toute vitesse pour apporter les produits de la mer vers les camions réfrigérés qui attendent en file dehors. C’est étourdissant, d’autant plus avec le contraste d’une nuit festive ! D’énormes thons sont découpés avec dextérité à l’aide d’énormes couteaux, à la hache ou encore à la scie circulaire. D’étranges poissons des abysses vous fixent avec des yeux énormes. Des gambas toutes fraîches essaient de sauter en dehors des boites. Les coquillages ouvrent leur bouche. Des tentacules de pieuvres, d’un rouge vif, la longueur de mon bras et l’épaisseur de ma cuisse, montrent d’effrayantes ventouses. Crabes, calmars, huîtres, alevins, araignées de mer, seiches, tout se qui se mange ! Seules les baleines manquent apparemment à l’appel parmi tous les produits de la mer consommés au Japon ! Certains peuvent trouver ce marché dérangeant pour l’estomac, moi ça m’a affamé !
Et le tour n’est évidemment complet qu’avec une dégustation dans un restaurant de sashimi à la sortie du marché, le plus frais qui puisse être consommé, à moins d’embarquer sur un bateau et de consommer le poisson cru en mer ! Oishii !!

Tsukiji

Daibutsu - Kamakura Temple - Kamakura


Il y a également eu un peu de place pour quelques visites culturelles en janvier. Le musée Edo-Tokyo, déjà visité il y a 4 ans, était très décevant ! J’en avais gardé un bien meilleur souvenir de mon précédent voyage, mais il n’y avait pas d’indications en anglais pour toute la première moitié de l’exposition, donc j’étais déjà trop fatigué et ennuyé avant d’arriver là où il y avait enfin des choses à lire ! Et il n’a sûrement pas été nettoyé depuis ma précédente visite ! Plus intéressant : Kamakura. Même si là aussi, j’y étais il y a 4 ans, il y a tellement de temples qu’il y en a toujours à découvrir ! Kamakura est une petite ville à une heure de Tokyo, sur la côte. C’était, et c’est probablement toujours, l’un des centres religieux du Japon. Il y a de nombreux temples, et un daibutsu, un énorme Bouddha assis. Cette statue en bronze de 11m de haut est assise dehors depuis 500 ans, depuis que son abri a été balayé par un tsunami.
Donc une fois encore, des tonnes de photos de temples ! Ainsi que les tongs et le garde du corps de Bouddha !




Sumo Et enfin, le sumo !
Un évènement culturel ? Un sport ? Un spectacle traditionnel ? Une cérémonie religieuse ? Sûrement un mélange d’un peu tout ça, mais également un évènement social et festif pour le public ! Les gens boivent, mangent, discutent pendant que les lutteurs exécutent la longue préparation rituelle précédant le combat. A de nombreuses reprises, j’ai manqué le combat qui dure 3 secondes, parce que j’étais en train de discuter ! Les matchs s’enchaînent, et l’ambiance monte avec l’importance des combats. Entre les combats, parce qu’on est quand même dans une société de consommation, petit intermède publicitaire, mais à l’ancienne, dans la plus pure tradition de ce sport vieux de 1500 ans.
Sumo Sur les chemises des balayeurs et les bannières : les sponsors.
  Il y a 6 tournois majeurs dans l’année, dont 3 à Tokyo. Le tournoi dure 2 semaines et chaque sumotori combat une fois par jour, les meilleurs entrant en piste à la fin. Donc les derniers matchs étaient très intenses puisque c’était déjà le 13ème jour du tournoi, les deux leaders étant tous les deux à égalité de victoires. La victoire finale ne se sera finalement décidée que lors du dernier jour, quand ils se sont finalement opposés dans un combat de titans. Ces deux guerriers ne sont d’ailleurs pas Japonais, mais Mongols ! Il y a quelques Russes qui font du sumo, principalement dans les divisions inférieures (les chauves ou les poilus !). Il y a également un Bulgare parmi les meilleurs lutteurs !

C’était vraiment une bonne après-midi, et ces géants sont vraiment impressionnants ! Certains sont extrêmement souples malgré leur poids ! Et à chaque fois qu’on essayait de parier sur le plus petit, on perdait irrémédiablement le pari... Size does matter ! Même si le vainqueur est étonnamment maigre ! Comparé à ses adversaires les plus impressionnants, bien sûr !
C’est aussi très drôle de croiser les sumos qui rentrent chez eux, mêlés à la foule, attendant le train sur le quai !
Aussi intéressant que le combat en lui-même, le public, bien sûr. Les tournois de sumo sont l’occasion de sorties en famille, mais aussi d’inviter des partenaires professionnels. Il y a de nombreuses costards cravates dans l’assistance, et toute cette compagnie boit tout au long de l’après-midi des quantités impressionnantes de nihonshu (saké) et de bière.
Voici un combat que j’ai filmé, et évidemment cette fois là je n’avais pas parié sur le maigrelet !
Sumo - wrestler presentation


La relation des gens avec l’alcool semble être beaucoup plus ouverte que dans les pays occidentaux. Pas que les gens boivent plus ou moins, mais il n’y a évidemment pas de morale judéo-chrétienne de rédemption et de péché dans cette société, donc il semble tout à fait normal et acceptable d’être saoul avec des collègues de travail ou des clients après le boulot. Je ne peux pas prétendre que je comprends quoi que ce soit à la culture japonaise, mais après 3 semaines à travailler comme prof, je tiens pour certain que les gens n’ont absolument aucun problème à discuter cuites et picole avec n’importe qui, puisque c’est leur passe-temps principal et affirmé ! J’avais d’abord l’impression d’arriver en terrain glissant quand, au début d’une leçon, un quarantenaire répondit à ma question sur sa soirée précédente en me racontant qu’il avait picolé avec ses clients. D’accord, oublions hier soir, je lui demandai quelles étaient ses activités le week-end, sachant qu’il avait une petite famille. Une fois de plus : boire, chez lui ! On s’est donc retrouvé à parler de picole pendant 40 minutes... Et il a dû apprécier, puisqu’il est déjà devenu un de mes rares étudiants réguliers ! Mais ce cas n’est absolument pas isolé, c’est juste pour montrer un exemple très symbolique de l’ensemble : on a une fiche sur chaque étudiant, puisqu’on doit personnaliser les leçons. Et au moins la moitié d’entre eux a, dans la case hobby : "boire avec mes collègues" ! Il est évident qu’on a des idées différentes de ce qu’est un hobby en occident, parce que bien qu’on fasse exactement la même chose, on ne voudrait pas admettre que c’est l’un de nos hobbies, n’est-ce pas ?


Beaucoup moins culturel: je suis allé danser avec Matt au parc Yoyogi ! Who the Hell is Matt ? Et bien, Matt était un Américain normal, avec un boulot normal, sûrement une vie normale. Puis il est parti voyager pendant quelques mois, en routard, comme tellement d’autres jeunes à travers le monde. Et, comme beaucoup, il avait un site internet pour informer ses amis et sa famille de ses pérégrinations : www.wherethehellismatt.com. Mais au lieu de prendre des photos des monuments célèbres, il a eu l’idée stupide de faire une vidéo stupide de lui exécutant une danse stupide devant les sites touristiques. Il est revenu avec une vidéo marrante, mise en ligne sur youtube, et a été contacté par une marque américaine de chewing-gum. L’entreprise de chewing-gum lui a dit beaucoup aimer sa vidéo, et qu’ils souhaitaient le sponsoriser pour en faire une autre, avec une totale liberté de mouvement. Ils souhaitaient juste lui payer son voyage. Voilà comment Matt s’est retrouvé avec un deuxième voyage de 6 mois, à danser devant d’autres sites. Il a fait une deuxième vidéo. Et voilà que cette année, il a à nouveau eu le droit à un voyage supplémentaire autour du monde, et cette fois, pour changer, l’idée est de danser avec plein d’autres gens. Grâce à la magie du buzz internet, un type que je connais à Tokyo suit les aventures de Matt. Il m’a embarqué dans cette galère par un dimanche après-midi, au parc Yoygi, où la jeunesse de Tokyo traîne, joue de la musique, jongle, ou vivent leur manga favori en costumes. Donc pour savoir si Tokyo fera parti de la prochaine vidéo, mise en ligne promise pour le 21 juin !
Si vous lisez l’anglais et que vous avez encore du temps à perdre après la lecture de cette logorrhée, Matt a un blog lié à son site. Il a une écriture agréable et marrante, et il raconte des anecdotes rigolotes de son bref séjour à Tokyo ici, certaines que je n’ai pas encore racontées, comme le cos-play, le siège de toilette à la Star-Trek, les mafieux Elvis qui dansent, et d’autres expériences que je n’ai pas encore eu l’occasion de faire, comme les Maid-cafés. Et Matt s’est retrouvé invité dans une émission de télé japonaise ! A mon avis, c’est cette vidéo qui sera sélectionnée !
Cet après-midi avait été l'occasion d'observer un chien-grenouille.


Je ne regarde évidemment pas souvent la télévision japonaise, mais au moins tous les étrangers semblent s’accorder pour dire que la qualité de ses programmes est ridiculement faible... Certains jeux débiles sont aujourd’hui célèbres dans le monde entier grâce aux vidéos sur youtube, comme le Tetris humain ou les types qui se donnent des gages en silence à la bibliothèque. D’autres émissions pas chères n’auront jamais une telle audience en dehors du Japon, en utilisant encore les technologies et les décors des années 80. Il y a ensuite les séries, sitcom et drames, visuellement... dramatiques ! Je ne peux pas juger des scénarios, mais la moitié des programmes sont à propos de nourriture, y compris des sitcoms avec des personnages qui vont d’un restaurant à l’autre, se baffrant de monceaux de nourriture, systématiquement ponctués de l’inévitable "Oishii !!!" Ca signifie "Délicieux", si vous n’aviez pas deviné !

Ce sont des aspects du Japon qui ne sont vraisemblablement pas influencés par d’autres cultures !! D’accord, je dois admettre que certaines idées d’émissions doivent venir d’ailleurs, comme celle que j’ai vue une fois, aux environs de midi, dans laquelle des militaires Thaï, aux ordres d’un consultant américain, montraient la puissance de bazookas et la résistance de certaines vitres à un public japonais, en tirant sur un mannequin à forme humaine dans une maison. Tout ça dans un pays censé être pacifiste, bien sûr !
Pour les matchs de foot, il n’y a bien que les commentateurs pour s’exciter devant un jeu ennuyant, même s’il faut reconnaître que le niveau prête parfois à rire !


Les mariages
, eux, sont sans aucun doute influencés par la culture occidentale. Là encore, je ne suis pas la personne la mieux placée puisque je n’ai pas encore assisté à un mariage japonais, mais il est évident que l’église et la robe blanche à l’occidentale font rêver ! Apparemment, beaucoup de mariages japonais ont l’ensemble des cérémonies : traditionnelle, chrétienne, défilé de mode... Il existe d’énormes complexes comprenant salles de réception, décors d’église -prêtre inclus-, restaurant, hôtel, tout ce dont on pourrait avoir besoin. Et le couple se change généralement au moins 3 fois dans la journée, ce qui signifie, pour la mariée : kimono traditionnel, robe meringue blanche, et une magnifique robe de soirée. Et la fête se termine souvent pour 20h ! J’ai récemment vu les photos d’un mariage 100% japonais et ça confirmait exactement ce que m’avais raconté JP de son expérience de mariage mixte ! Pas de photo de mariage, mais observez cette publicité pour le bâtiment en construction devant lequel je suis passé à Osaka. Le site internet vaut pas mal le coup, avec des essais laborieux en français et de magnifiques fautes en anglais, comme très souvent ici !

Le Centifolia - Osaka
Qu’en est-il de la technologie ? Est-ce que c’est beaucoup plus avancé que le reste du monde ? Bon, comparé au Myanmar, y’a pas photo ! Après, je ne suis pas vraiment à jour avec les dernières innovations en Europe. De l’extérieur, ça semble très similaire, avec, comme exemple standard, un appareil photo numérique de 2 à 3.2 Mpixels avec le téléphone portable, pouvant aller jusqu’à 5 maximum. Certains téléphones sont les mêmes qu’en Europe, comme le Samsung Razor qui s’affichait partout dans Paris au moment de mon départ, ou le Sony-Ericson Walkman. Mais ce qui fait la vraie différence c’est les puissants logiciels inclus dans les téléphones. Les emails pour les portables sont évidemment la norme depuis bien longtemps, et j’ai même eu des difficultés à faire comprendre à un étudiant ce qu’était un SMS, lors d’une leçon ! Il y a mieux : le GPS, super pratique, on peut envoyer directement sa localisation sur le portable d’un copain : "Je suis là, suis les flèches !". La carte de paiement intégrée dans le portable. Ca avait commencé avec les pass de trains, maintenant ça marche dans les magasins et les taxis : il suffit d’approcher son téléphone d’une borne de paiement, et la transaction se fait automatiquement. Les gens qui regardent la télé sur leur portable sur le trajet du travail sont également très communs dans le train. La dernière publicité de DoCoMo propose un portable impressionnant : si on prend la photo d’une carte de visite, les caractères sont directement reconnus et le contact est automatiquement intégré dans le répertoire du téléphone ! Bateau-mouche - Tokyo
Malheureusement tout ces beaux jouets sont en japonais, donc je n’aurai guère l’occasion d’en profiter ! Mais je peux vérifier en ligne, depuis mon portable, si j’ai des leçons de prévues ou à quelle heure est le dernier train !
 On peut également s’entraîner au hula-hoop, suivre un régime ou jouer à un super jeu de ski sur sa console Nintendo Wii (j’ai lu un article à ce propos dans un journal français cette semaine, avec les pubs que je vois tous les jours dans le métro). Ca fait déjà 3 mois que je joue à Tekken 6 sur arcades.
Les distributeurs automatiques dans les rues, rien de moderne, mais c'un pratique indiscutable, quand on manque de piles électriques par exemple. Et il est vrai que les bateaux-mouches semblent tout droit sortis de Nausicaa.

Premier concert depuis des siècles samedi dernier : Rage Against the Machine ! Mon concert précédant était Iron Cross à Yangon, LE groupe de rock birman ! La salle de concert était énorme, je parierais sur 15.000 personnes minimum. Ce n’était d’ailleurs pas une salle de concert mais un centre de convention, donc juste un énorme hangar en béton, sans gradins. La salle était divisée en 3 parties, donc l’arrière était vraiment très loin ! Et évidemment nous avions des billets pour cette section, pas parce qu’ils étaient moins cher (tout était en fait au même prix !), mais parce qu’il ne restait plus que ceux là quand on avait acheté les billets il y a 3 mois. Il était assez étonnant que le concert ne soit pas complet, mais comme je l’ai déjà mentionné, l’endroit était énorme, donc il y avait de la place ! Ceux d’entre vous qui m’ont accompagné à des concerts ont déjà deviné qu’il ne m’a pas fallu longtemps pour sauter la barrière et aller voir de plus près ! Pas de trop près quand même, puisqu’il y avait encore une seconde barrière avant la section de devant, et cette fois avec des gros bras noirs Américains pour la sécurité, beaucoup plus dissuasif que les vigiles japonais !
C’était un chouette concert, 1h30, tous les classiques, rien de nouveau. Un peu décevant pour un concert de Rage : pas de discours, mais c’était attendu, quel aurait été l’intérêt de faire un discours révolutionnaire en anglais à une foule japonaise qui n’aurait pas compris grand-chose ? Le public était correct, pas très agité, en dehors des premiers rangs de chaque section. Donc très facile pour moi de me faufiler vers l’avant, j’ai encore de bons restes en concerts ! Ils n’acclamaient que pour un temps très court à la fin de chaque chanson, ensuite ça redevenait calme, un peu étrange pour une telle foule ! Mais dans l’ensemble, une foule normale, beaucoup moins amusant qu’avec UNKLE il y a 4 ans, avec les groupies mendiants des autographes au chanteur... alors même qu’il chantait sur scène !

Rage Against the Machine - Concert in Tokyo
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Shoes at the entrance of a temple
In Myanmar, it happened that the blog was not updated for a while because nothing was worth being told. It is not the case this time, and probably some things will be omitted! After 6 months on holiday, it would be time to get back to a proper rhythm... Actually nothing too hard, as so far the schedule is from 17.30 to 22.40, 4 days per week, plus Saturday from 10.00 to 20.30. Quite light schedule, indeed, and actually a bit too light for the moment, as if the lesson is not booked by a student, the instructor is not paid. So I will try to increase a bit my presence from 13.00 on weekdays, to see how it works.
Although not busy enough yet, which means it is difficult to have a picture of how much money will be made for the month, the job is nice so far. The lessons consist of 40 minutes individual courses, with 5 minutes between each lesson. The teachers submit the schedule that suit them for the next month, then the students book the teacher they want or the time they like. Very often, students don’t book long in advance, sometimes they just come in and see if an instructor is available for the next lesson. So preparation is extremely light, especially as each student has his own level, his own pace and follows lessons from one of the 30 books used in the school! Difficult to know all the lessons! Plus, as the motto of the school is "customization" and that it is more business oriented than education, students can request whatever they want to work on during their lesson: some help with a report to prepare, an email from work to proofread, just a conversation, you name it. 40 minutes go very quickly in this situation!
The difficulty for the moment, apart from the black suit de rigueur, is to make students book the instructor again. We are all in competition, hoping to have enough lessons, so we must make good lessons and be popular! Here is the gap between education and business! That’s why, in the official terminology, we are not teachers but instructors, and they are not students but clients!
The school I have been assigned to is in an office neighbourhood, so most of the students are office workers, IT engineers or some scientists from a nearby cancer research center. Almost all of students there have at least a basis in English, and levels can already be very high, studying business English. In other schools of the group, depending on the location, there could be more university students or house-wives. But as it is the most expensive language school of the plenty in Tokyo, clients are usually serious people willing to learn with a reason.

New-Year at Meiji-Jingu Working evenings has of course seriously slowed down my touristy and social activities! But some great times must be related here. Let’s start in chronological order: New Year’s Eve. The tradition here is to visit Shinto shrines to make a wish for the coming year. It can be done between the 1st and the 3rd, in the local shrine, or in one of the major ones. So hundreds of thousands of people converge towards the main one, Meiji-jingu, next to Harajuku, on New Year’s Eve to be the among first ones to make their wish at midnight. On the other hand, loads of partygoers are jammed in all the nightclubs of the city, like everywhere else in the world, with fees set higher for the occasion. But for one of the greatest capital of the world, it is disappointing that no event is planned outdoor, no countdown, no fireworks, no party, like on the Champs-Elysées in Paris, Time Square in New-York, the Red Square in Moscow…
 With some friends, we cruised in the streets, first having a look at the crowd at Meiji-Jingu, then joining other partygoers on Hachiko Crossing, the famous place in Shibuya, pictured in my previous posts. This place would have been perfect for an event, there were several thousands of people, but surprisingly, it was the first time ever that I saw all the huge TV screens turned off! We had fun anyway. I then finished the night on top of a skyscraper, sightseeing the first sun rise of the year, lighting the Mount Fuji, beautiful.

It was not before January 2nd that I went to make my wishes at the temple! Meiji-Jingu, of course, as I was more interested in the crowd than in the wish! It was overcrowded, as expected, but with this Japanese sense of organization that makes things go smoothly. It is said that 3 millions
persons visit this temple between the 1st and the 3rd January. Tsukiji



Tsukiji The next interesting event was the visit of the fish market Tsukiji! It starts to slow down from 7am, so it is only worth visiting very early in the morning. As there is no way I could ever wake up to go there, it was after a night clubbing that we headed to the market with the first train. Trying not to fall asleep in the metro, as I don’t have yet the incredible ability of the Japanese to sleep like a log and wake up exactly and precisely right before their station!
Tsukiji The place truly is impressive and a must-see in Tokyo! Tsukiji is the biggest fish market in the world, guidebooks say a fish is sold every 4 seconds! Clients are not individuals, but mostly restaurants, supermarkets, and probably other food industry companies. So it is like walking in a big factory, in the middle of busy and hurried workers, with carts rushing to bring the sea products to refrigerated trucks waiting in line outside. It’s stunning, even more with the contrast from a party night! Enormous tunas are being carved skilfully with huge knifes, axes or even circular saws. Weird fishes from the abysses stare with enormous eyes. Fresh gambas try to jump out of the box. Shells open their mouths. Bright red octopus tentacles the length of my arms and the thickness of my legs show scary suction pads. Crabs, squid, oysters, fry, sea spiders, cuttlefish, all-you-can-eat!! Only whales seem to be absent from the roll of all the seafood eaten in Japan! Some find it disturbing for the stomach, it actually made me starve!
And the tour is of course not complete without a sashimi restaurant on the outskirts of the market, the freshest you can ever have, except eating the raw fish directly on the boat! Oishii!!

Tsukiji
Buddha's flip-flop, Daibutsu Kamakura
Kamakura


There was also room for some cultural visits in January. The Edo-Tokyo museum, already visited 4 years ago, was very disappointing! I remembered it to be much better from my previous trip, but there were no English signs in the first half of the exhibition, so you are already too tired and bored when you finally find things to read! And it may not have been cleaned since my previous visit! More int
eresting was Kamakura. Even if I also went there 4 years ago, there are so many temples that there are always some more to discover! Kamakura is a small city one hour away from Tokyo, on the shore. It was, and probably is, one of the religious centers in Japan. There are many temples, and a daibutsu, a huge sitting Buddha. This 11m-high bronze statue has been sitting outside for 500 years, since its shelter was swept away by a tsunami. So once again, loads of pictures of temples! And the flip-flops and bodyguard of Buddha!




  Sumo - advertisments Sumo

And then: sumo!
A cultural event? A sport? A traditional show? A religious ceremony? Probably a mix of all, but also a social and party event for the audience! People drink, eat, chat, while the wrestlers make all the long ritual preparation before the fight. Many times I actually missed the 3 seconds fight, because I was talking! The fights follow on, and the atmosphere grows with the importance of the combats. Between the fights, because we are obviously in a consumer society, a commercial break, but the old fashion, in the tradition of this 1500 years old sport. On the shirt of sweepers and on the banner: sponsors.
There are 6 major tournaments every year, including 3 in Tokyo. The tournament lasts two weeks and every sumo wrestler fight once a day, with the best ones fighting last. So the later fights were very intense as is was already the 13th day of the tournament, the two leaders both having an equal number of victories. The final victory was finally decided only on the last day, when they finally met in a titan fight. These two warriors are not Japanese, but Mongols! There are some Russians practicing sumo, mainly in minor leagues (the bald and the hairy ones). There is also a guy from Bulgaria among the top fighter!
It really was a lovely afternoon, and these giants are really impressive! Some can stretch amazingly despite their weight! And whenever we tried to bet on the small guy, we irremediably lost the bet! Size does matter!
Sumo
Sumo Although the winner is surprisingly a quite thin wrestler! Compared to his biggest opponents, of course!
It is also funny to come across wrestlers going back home, among the crowd, waiting for their train on the platform!
As interesting as the fight itself is the crowd, of course! Sumo championships are the occasion to take your family out, but also to invite business partners. There are a lot of ties and suits, and all this company drinks all along the afternoon, impressive quantities of nihonshu (sake) and beer.
Up is a fight I recorded, and of course on this one I didn’t bet on the scrawny one!

 

The relation of people with alcohol seems much more open than in western countries. Not that people drink more or less, but there is obviously no Judao-Christian moral of redemption and sins in this society, so it seems totally normal and accepted to get drunk with co-workers or clients after work. I can’t pretend that I understand anything of the Japanese culture, but after only 3 weeks Tokyo - First metro on Saturday morning working as a teacher, I know for a fact that people have absolutely no problem to discuss about drinking with a total stranger, as it is actually their number one hobby! I first found it was a quite dangerous ground when, at the beginning of the lesson, I asked a 40-something guy what he did the previous evening and he answered he went drinking with his clients. I then tried to ask him about what he was usually doing on evenings. Answer: drinking! OK, let’s skip that one, what about on weekends, knowing that he has a family. Once again: drinking, at home! So we went on talking about drinking during the 40 minutes... And he must have enjoyed the lesson because he already became one of my very few regular students! But this case is absolutely not isolated, it is very symbolic of the big picture: we have a record of each student profile, as we are supposed to customize lessons. And at least half of them has "drinking with my colleagues" recorded in the hobby section! We sure have different ideas of hobbies in occident, because even though we do exactly the same, we wouldn’t want to admit that it’s one of our hobbies, would we?!

 

Much less cultural, I went to dance with Matt in Yoyogi Park! Who the Hell is Matt? Well, Matt used to be a normal American guy, with a normal job, probably a normal life. Then he went travelling for several months, backpacking like so many youths do all over the world. And like many, he had a website to let his friends and relatives know where the Hell he was: www.wherethehellismatt.com. Frog-dog But instead of taking pictures of the famous monuments, he had the stupid idea to make a stupid video of him dancing a stupid dance in front of the famous places. He came back with a funny video posted on youtube, and was contacted by an American chewing-gum brand. The chewing-gum company told him they liked the video very much and that they would like to sponsor him for another one, with a total freedom of movement, they were just proposing to pay for his trip. That’s how Matt got himself another 6 months trip, dancing in front of othermonuments. He made a second cool video. And again, this year, he earned another trip around the world, and this time, for a change, the idea is to dance with many people. Through the magic of Internet buzz, a guy I know in Tokyo follows Matt in his adventures and pulled me in this trap on a Sunday afternoon, at Yoyogi Park, where the youths of Tokyo hang out, play music, juggle, or live their favourite manga in real costumes. So to see if Tokyo makes it in the final cut, June 21st will be the release of the video!
 
If you still have some time to kill after reading this logorrhoea, Matt has a blog linked with his website. He has a very pleasant and funny writing style and he told funny stories about his brief stay in Tokyo: here. Some things I still haven’t covered, like the cos-play, the star-trek toilet seat, the Elvis mob dancers, others experiences that I still haven’t done, like the Maid-cafés. And Matt got himself invited in a Japanese TV show! In my opinion, it is this video that will be selected!
This afternooon was the occasion to spot a frog-dog.

             

I obviously don’t watch Japanese TV much, but at least all the foreigners seem to agree that the quality of its programs is ridiculously poor... Some foolish games are now worldwide famous thanks to youtube videos, like the Human Tetris or the guys playing silent games in the library. Other cheap TV shows won’t have a great audience outside of Japan, still using technologies and sets of the 80’s. Then there are the TV series and dramas, visually... dramatic! I can’t really judge the scenario, but half of the shows AND series are about food, including TV series with the characters walking from one restaurant to the next one, eating piles of foods, with the inevitable "Oishii!!!" punctuating the dialogues! It means "Delicious", if you hadn’t guessed!
Soccer games commentators are the only ones exited about the boring game, although I should admit that the level of the game sometimes makes me laugh!

These are some aspects of Japan that are definitely not much influenced by other cultures!! OK, I have to admit that the idea behind some shows are definitely coming from outside, like this one I once saw, at about lunch time, where Thai military, under the advices of an American consultant, were showing the power of RPG rocket launchers and the resistance of some windows to a Japanese audience, firing at a human dummy in a house. All that in a country supposed to be pacifist, of course!

Weddings are definitely influenced by western culture! Once again, I am not the best person to talk about that as I haven’t attended to a wedding in Japan yet, but it is obvious that people dream about occidental weddings with the church and the white dress! It seems that a lot of weddings in Japan have all the ceremonies: traditional, Christian, fashion show... There are big complexes including reception rooms, church-like décor, including the priest, restaurants, hotel, all you could need. And the married couple usually changes clothes at least three times during the day, so for the bride: traditional kimono, white meringue dress, and a beautiful party dress. And the party is usually over by 20 o’clock! I have recently seen pictures of a 100% Japanese wedding, and it fully confirmed what JP told me about his experience here of a mixed wedding! No picture of wedding, but check up, the advertisement for the building under construction I came across in Osaka! The website is worth having a look, with laborious tries in French and splendid mistakes in English, like so often here!


Festival in a temple, Kamakura So what about technology? Is it much more advanced than the rest of the world? Well, compared to Myanmar, sure! After, I am not really up-to-date with the latest innovations in Europe. From the outside, it seems quite similar. Mobile phones are much bigger than the European standard, by taste, but the features are very similar, with a standard 2 or 3.2MPixels camera, up to 5 max, some phones being the same as in Europe, like the Samsung Razor which was so widely advertised in Paris before I left, of the Sony-Ericson Walkman. But what really make a difference are the powerful softwares included in the phones. Emails by mobile phone are the norm for ages, and I even had some difficulties to make a student understand what a SMS was, during a lesson! There is more: the GPS, convenient, you can send directly your location to your friend’s mobile: "Meet me here, follow the arrows!", or your payment card included in your phone. It started with the train pass, now extended to payments in shops and taxis: you just bring your mobile close to a pay-point, the transaction is done immediately.
Automatic vending machines of batteries People watching TV on the mobile while commuting by train are also extremely common. The last DoCoMo advertisement proposes an impressive mobile: you take the picture of a business card, and it directly identifies the letters and includes the person and his references in your contacts! Unfortunately it is in Japanese, so I won’t get much chance to use these all things! But I can check on line, directly on my mobile, if my English lessons are being booked or at what time the last train is!
Then you can practice hula-hoop, follow a diet or play an awesome sky game on your Nintendo Wii (I saw an article about that in a French newspaper some day this week, with the commercials I see in the metro everyday). It has been already 3 months that I play Tekken 6 on arcades.
The vending-machines in the street, already mentionned, nothing modern but indisputably extremely convenient, like when you need batteries. And it is true that the "bateaux-mouches” seem directly taken from Nausicaa.

First concert in ages last Saturday: Rage Against The Machine! My previous concert was Iron Cross in Yangon, THE burmese rock band!  The concert hall was huge, I would bet for minimum 15.000 people. It wasn’t actually a concert hall but a convention center, so just a basic concrete warehouse with no terraces. The room was divided in 3 parts, so the further was actually really far! And of course we had tickets for that section, not because they were cheaper (it was the same price everywhere!), but because they were the only left at the time we bought the tickets, 3 months ago! Surprisingly, the concert was not sold out, but as I said, the place was huge, so there was room! Those of you who have been to concerts with me already guessed that it didn’t take me long after the concert started to jump the fence and go see from closer! Not too close, as there was another fence preventing me to go to the front section, and big black American security guys between! More impressive than Japanese security!
It was a nice concert, 1h30, all the classic songs, nothing new. A bit disappointing for a Rage concert: no speech, but that was expected, what would have been the point of making a revolutionary speech in English to a Japanese crowd who wouldn’t understand much? The crowd was alright, not very agitated except for the first rows of each sections. So it was very easy for me to reach the front, I still have some good habits in concerts! They were cheering for a short time after the songs, then it all became quiet again, a bit strange for such a big audience! But it was overall a normal audience, nothing funny like with UNKLE 4 years ago, with groupies begging for autographs from the singer... while he was singing on stage!


ニコラ
Par Nicolas - Publié dans : Japan
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